Feu vert réglementaire pour expérimenter une décontamination sans eau

Dans le cadre d’opérations amiante en milieu nucléaire, les entreprises doivent faire face à la fois aux rayonnements ionisants et aux fibres d’amiante. L’eau n’étant pas la bienvenue dans ce type d’installations, un arrêté du 9 avril 2019 autorise l’expérimentation d’une procédure alternative à la décontamination à l’eau telle que définie dans le code du travail.

L’arrêté prévoit l’essai de deux configurations possibles, en fonction du classement en niveau 1, 2 ou 3 de l’empoussièrement en fibres d’amiante.

Dans les deux cas, les particules seront d’abord aspirées, puis fixées à l’aide d’un fixateur dans un premier compartiment adjacent à la zone polluée. L’intervention d’un assistant est nécessaire pour cette opération, lui-même soumis à un protocole d’habillage et de déshabillage précis.

L’arrêté ne définit pas les conditions de ventilation des installations de décontamination, ni les temps de séjour à respecter dans chaque compartiment pour permettre l’assainissement par dilution des fibres présentes dans l’air et entrainées par le passage d’un compartiment à l’autre.

L’expérimentation permettra la réalisation de mesures d’amiante dans l’air des différents compartiments de déshabillage. Un avis sur ces procédures de décontamination sera rendu public par la CEVALIA.

Voir l’arrêté

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publiée. Les champs Nom et Courriel sont obligatoires.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>